Pour la petite histoire, Pièces détachées de David Turgeon & Vincent Girard est paru en 2010 dans sa version originale (puis en 2012 et 2013) et c'était la 12e bande dessinée de David Turgeon et la 7e de Vincent Girard. Les auteurs ayant paru a quelques maisons d'éditions comme Colosse, maison d'édition commune aux deux bédéistes. Celle-ci est paru à La Mauvaise Tête
La bande dessinée raconte l'histoire d'une cégepienne du nom de Laura qui commence à revoir son père biologique qu'elle n'avait pas revu depuis des lunes. L'histoire nous tiens du début jusqu'à la fin. Faute d'action, d'aventures et d'actes héroïques, la BD nous laisse entrer dans la vie et la psychologie des personnages, sans trop en dévoiler, pour nous laisser le plaisir d'imaginer le reste. On observe, pendant 143 pages, des tranches de vie des personnages et une histoire qui s'étend sur quelques semaines. Ces "pièces détachées" font des sauts dans le temps sans nous avertir et les évènements se séparent en quelques planches, parfois deux seulement!
L'aspect visuel de la BD est intéressante: les dessins sont épurés, approximatifs. Je crois que ça sert le propos et le met en valeur. De plus, on peut faire un lien entre la simplicité des dessins et le peu de description des personnages; le lecteur reste dans un flou agréable.
Je tiens en dernier lieu à souligner un détail qui s'applique à toutes les Bandes Dessinées, elles demandent peu de temps à lire. Par exemple, celle-ci, aussi complète dans son histoire soit-elle et comptant 143 pages, m'a pris 30 minutes à lire. C'est la force de la BD d'après-moi: communiquer un message qui peu être aussi complexe que celui d'un roman en un rien de temps... Il faut bien sûr que l'histoire soit appropriée au style pour être intéressant (La Terre Paternelle en bandes dessinées; je ne suis pas certain...)
Excellente critique. Tu as vraiment bien intégré tout le vocabulaire du monde de la bd... hahaha, mais même si tu es têteux, je reste impartiale. N'oublie pas de la prêter à Rosalie.
RépondreEffacerRosalie l'a aussi aimé. C'est vrai que c'était flou, mais c'était un flou mis en valeur. Et puis, j'ai aimé tout ce qui ce rapprochait du malaise, parce que c'était vrai. Comme les "Paul", je ne me suis pas sentie loin des personnages. Je me sens souvent comme ça quand je lis des BD... Y a-t-il quelque chose de magique avec les BD Madame Mathieu? ;)
RépondreEffacer