dimanche 23 mars 2014

Du chez-soi - Ariane Dénommé (évaluation de critique d'une BD)

«Changer de maison
Posséder enfin un chez-soi qui nous ressemble.
Des mètres carrés de bonheur.
Des fondations solides exemptes de vices cachés.
L'endroit idéal pour élever sa famille en toute sécurité...
À qui la chance?» (quatrième de couverture)

Home Sweet Home, tel est le thème de cette bande dessinée publié aux éditions la mauvaise tête en 2012.  Ce thème est universel, mais si peu abordé à mon goût! C'est quoi, se sentir chez soi? Quels éléments font d'un logement le nôtre? Voilà quelques questions abordés par cette oeuvre.
 
Tout d'abord une réflexion à saveur plus ou moins critique sur le déménagement (qui/qu'est ce qui nous pousse à déménager? pourquoi? etc.), Du chez-soi est une oeuvre paisible, sans éclat et tout à fait dépourvue de rebondissements! Nous vous attendez pas à être surpris, mais plutôt à réfléchir sur votre emplacement, physique et émotif.

Le récit est long et court à la fois. Plusieurs petits événements s'enchaînent assez rapidement, mais la trame narrative s'étend sur toute l'oeuvre. On y retrouve la petite famille, les grands-parents, la vie simple, sans artifices... Parsemé de quelques retours en arrière, marqués par des souvenirs reliés aux anciens logements du père par exemple, le récit est agréable à lire et surtout simple à lire. Les lecteurs de bandes dessinées débutants peuvent y trouver leur compte (ainsi que ceux qui en dévorent!).

L'anecdotique est au centre du récit. Tout comme dans la vie de tous les jours, les personnages ont des hauts et des bas. Des épisodes stressants, mais aussi des périodes d'acalmie. Par cet anecdotique, on peut bien ressentir la psychologie des personnages, les connaître, les apprécier et les voir se développer à travers cette «épreuve».

On montre assez bien le processus de déménagement et ces épisodes, ces classiques. Pour avoir vécu ce processus vers l'âge de 10 ans, je me suis reconnu à travers les enfants de la famille, qui ne comprennent pas tout au processus.

Pour ce qui est du contenant, il est très bien fait. Le dessin est beau. Le trait du crayon est spécial, il a ses particularités. Il est plus gris que noir, ça donne un effet intéressant. On laisse beaucoup de place au blanc dans le dessin, j'aime beaucoup le dessin lorsqu'il est construit de cette manière. Les personnages sont construits de manière étonnante... Les visages sont peu habituels (disons le!), mais il ne son pas laid. Ça donne une couleur au dessin d'Ariane Dénommé! Les personnages prennent beaucoup de place dans chaque case, il est rare de voir le corps de ceux-ci dans son entierté. Ça donne un effet de proximité avec le personnage, son propos et ses émotions.

J'aime les pages n'ayant qu'une case, donnant un effet d'immobilité, présentant la case comme un événement, une émotion à distinguer parmi les autres. La case est en plein milieu, entourée par un énorme vide.

J'aime cet oeuvre en général... C'est un moment seul à seul avec cette histoire personnelle, ce récit d'une famille traversant le déménagement. La réflexion sur les effets émotifs du détachement d'un lieu, des souvenirs s'y ratachant, du bonheur s'y étant créé. Déménager, c'est tout ça, s'installer ailleurs, c'est bien plus encore!







lundi 17 mars 2014

Composite - Monogrenade

Composite est le deuxième album d'un groupe que je viens tout juste de découvrir, Monogrenade. Je dois avouer avoir été surpris que ce n'était pas leur premier, cet album ayant certains traits caractéristiques des «premiers albums».

L'album est très agréable à l'écoute dans sa composition générale. Les chansons se suivent aussi fluidement qu'un cours d'eau, vraiment! On sent réellement un début, un milieu et une fin à l'album au plan musical. La première chanson, Portal, d'une durée de seulement 1:50 n'est qu'une introduction au reste de l'album. Cette introduction est très pertinente, elle nous permet de quitter l'univers du métro, de notre chambre ou de la voiture et d'entrer dans l'univers du groupe.

L'élément le plus important de l'album, c'est l'ambiance crée par les synthétiseurs et autres sonorités, créant une bulle d'où on ne sort pas jusqu'à la toute fin de l'album. En fait, cette ambiance excellente nous fait oublier les mélodies de piano un peu simplistes du groupe et les trop nombreuses répétitions.

Un autre point fort, c'est sans aucun doute la voix. Cette voix, elle nous enveloppe dans sa douceur et nous transporte ailleurs du début à la fin dans son propre univers. J'ai aussi adoré l'équilibre entre chansons douces et chansons rythmées, c'est sur ce point que les albums sont moins forts parfois. Celui-ci est bien sûr un contre-exemple! Le violon est une touche spéciale, une signature sur cet album. Il est toujours très pertinent.

Pour finir, la dernière pièce, Fantôme, est tout simplement parfaite. Ces 7 minutes sont pleines d'équilibre, de recherche, elles sont grandioses. Le piano est extraordinaire, nerveux et calme à la fois, la voix est pertinente, le violon est intense, les percussions momentanées et langoureuses accélèrent le tempo, pour ensuite le déccélérer. Cette pièce est magnifique, complète dans son ensemble. Elle donne l'impression de plonger dans une mer d'émotions nouvelles, notre coeur y battant à toute allure pour ensuite s'arrêter sec.



 

lundi 10 mars 2014

Pinkerton - François Samson-Dunlop et Alexandre Fontaine Rousseau

Si je n'étais pas entré dans le début du récit comme je l'ai mentionné en classe, la suite a été différente...

Je trouvais en effet les 60 premières pages un peu répétitives, mais le récit prend une forme plus intéressante par la suite. Des événements imprévisibles surviennent et l'histoire est meilleure.

Le concept de la bande dessinée, au risque de répéter mon commentaire en classe, est le suivant: c'est l'histoire de deux gars qui se sont fait laisser par leurs blondes respectives. Jusque là, rien de plus banal... C'est la façon dont ils gèrent leur peine qui rend le réct digne d'une bande dessinée: ils choisissent de passer au travers du texte de chacune des chansons d'un album de Weezer ayant marqué leur adolescence, Pinkerton. L'album complet portant sur les déceptions en amour et les relations de couple, chaque morceau leur donnera l'occasion d'exploiter un peu plus leurs sentiments sous un nouvel angle.

Voici le lien pour l'album de Weezer, d'ailleurs:

https://www.youtube.com/watch?v=I__o6BmwtDA

Au niveau du dessin, c'est très simple, épuré, un peu trop à mon goût parfois. Quelques fois, il n'y a même pas de décor. Cette façon de faire peu être un moyen de démontrer le vide qui s'installe chez les deux personnages après leurs ruptures.









 


Ce récit est un savant mélange de drame, de comédie, d'anecdotique!