samedi 19 avril 2014

RUB A DUB - FAUVE (chanson sur le thème de l'amour)

https://www.youtube.com/watch?v=XpkF_Wa6UXs

J'aurais pu choisir une chanson sentimentale qui parle de l'amour avec un grand «A», de ce sentiment éternel, du sentiment amoureux qui est tout ce dont un être humain a besoin pour vivre, de ce sentiment si fort qui vous transcende l'âme... Mais ça aurait été idéaliste, ça aurait sonné faux à mon avis... J'ai plutôt choisi celle-ci, cette chanson actuelle d'un nouveau groupe, FAUVE.

Pour moi, l'amour n'est pas un sentiment digne de Roméo et Juliette, il a fait son bout de chemin depuis le temps! On tente toujours de le rendre indescriptible, incroyable, mais pour moi, l'amour est simple. L'amour est sûrement le plus difficile des sentiments à expliquer, je suis d'accord, mais il reste le plus pur, le moins complexe.

Dans RUB A DUB, le chanteur ne tente pas d'amplifier ses sentiments, il les dit de façon humble et simpliste. Il ne tente pas de se vendre, de démontrer à l'autre que son sentiment atteint les plus hauts sommets d'intensité, il dit les choses comme elle le sont.

Voici les paroles:

____________________________

Hey ! Excuse-moi
Est-ce qu’on peut parler deux minutes?
Ce sera pas long je te promets
Après je disparais
Il fallait juste que je te parle de quelque chose
Et je me connais
Si je le fais pas maintenant je vais encore me défiler et m’en vouloir
J’arrive pas à te sortir de mes pensées
Je peux pas te le dire autrement
En même temps c’est pas très compliqué
Je pense que tu comprends
Je suis désolé si c’est un peu direct mais je me dis qu’on n’a qu’une Vie
Qu’elle est trop courte, trop fragile
Et puis vaut mieux avoir des remords que des regrets

Je sais pas d’où ça sort
Je sais pas d’où ça vient
Je pourrais pas te l’expliquer
Et je comprendrais que tu me prennes pour un dingue
Je t’en voudrais pas
C’est juste que quand je te vois
Ça fait des flashs dans ma tête
Il y a des images qui se répètent en boucle
Et j’ai besoin d’en avoir le cœur net
Je nous vois danser au ralenti sur du rub a dub et toi tu me déposes des mots précieux au creux de l’oreille
On se regarde droit dans les yeux
On veille jusqu’au lever du soleil
Je nous vois sortir marcher boire et partir sans payer
Tirer des plans sur la comète
Et faire l’amour les fenêtres ouvertes

Alors je vais pas te mentir sur le marché je suis pas forcément ce qu’il y a de meilleur
Parce que je suis bancal menteur pas fiable jamais à l’heure
Mais si tu veux je peux me faire boxeur, voleur, chauffeur, docteur, serviteur, dresseur de lions
Je vais pas te mentir tu pourras forcément trouver mieux
Parce que je suis maladroit, nerveux, égoïste et coléreux
Mais si tu veux je peux être souriant et même heureux, poli, généreux
Écrire des morceaux moins teigneux
Ou même des chansons pour les amoureux

C’est étrange parce que je me sens à la fois un peu ridicule de te balancer tout ça d’un coup
Et en même temps ça me fait beaucoup de bien
D’abord parce que je peux enfin être fixé sur ce qui se passe de ton côté
Mais aussi parce que je réalise la chance que j’ai
De pouvoir encore avoir des sentiments pour quelqu’un
Ça me change tellement la Vie
Tu te rends pas compte je crois
J’ai l’impression de plus être la même personne
C’est comme si d’un coup je me remettais d’une cuite qui avait duré genre deux ans, c’est long deux ans…
Je me sens différent
J’ai envie de me lever à l’heure
De me remettre en mouvement
De moins fumer
De moins boire
De plus draguer n’importe qui par peur de la solitude

Je sais pas d’où ça sort
Je sais pas d’où ça vient
Je pourrais pas te l’expliquer encore une fois
Ça faisait tellement longtemps que ça m’était pas arrivé
Et là ça me tombe dessus comme ça
Moi jusque-là je faisais un peu n’importe quoi
Je passais d’une personne à une autre sans réussir à m’attacher vraiment
C’était assez glauque mais bon
Je suis comme tout le monde

Alors que là je nous vois carrément danser au ralenti sur du rub a dub au corps à corps
On se regarde droit dans les yeux et puis on repart en tirant des bords
Je nous vois courir nager nus rougir transpirer jusqu’à brûler
Tirer des plans sur Jupiter et faire l’amour sous les éclairs

Alors je vais pas te mentir sur le marché je suis pas forcément ce qu’il y a de meilleur
Parce que je suis bancal menteur pas fiable jamais à l’heure
Mais si tu veux je peux me faire boxeur, voleur, chauffeur, docteur, serviteur, dresseur de lions
Je vais pas te mentir tu pourras forcément trouver mieux
Parce que je suis maladroit, nerveux, égoïste et coléreux
Mais si tu veux je peux être souriant et même heureux, poli, généreux
Écrire des morceaux moins teigneux
Ou même des chansons pour les amoureux

REFRAIN:

Et même si je sais
Que je suis loin d’être parfait
Si tu veux qu’on se lance
Qu’on essaie
Moi je pense que ça peut donner quelque chose de beau
Parce qu’après tout on sait jamais
Et même si tu vois
Que je suis pas quelqu’un pour toi
Si le soir quand ça va pas
Que t’es triste
Qu’il y a quoique ce soit
Fais-moi signe
Je bouge pas
Je te promets
Je serai là

Enfin voilà, je vais pas te mentir sur le marché je suis pas forcément ce qu’il y a de meilleur
Parce que je suis bancal menteur pas fiable jamais à l’heure
Mais si tu veux je peux me faire boxeur, voleur, chauffeur, docteur, serviteur, colporteur, dresseur de lions
Je vais pas te mentir tu pourras forcément trouver mieux
Parce que je suis maladroit, nerveux, égoïste et coléreux
Mais si tu veux je peux être souriant et même heureux, poli, généreux
Écrire des morceaux moins teigneux
Ou même des chansons pour les amoureux

REFRAIN

Je voudrais pas que tu te fasses de fausses idées non plus
J’ai pas l’intention de te demander en mariage
Et même si évidemment je peux pas te forcer à me fréquenter
Par contre je peux te demander de me croire quand je te dis tout ce que je te dis ce soir
Je suis pas un énième connard qui veut juste coucher avec toi
Me mets pas dans le même sac
C’est tout ce que je te demande
Allez, je vais te laisser tranquille maintenant
Je parle beaucoup, je sais, je suis désolé
Tu peux me répondre plus tard t’en fais pas Le temps digérer tout ça
Y a rien d’urgent
D’ici là si y a quoique ce soit
Comme je te disais je bouge pas
Bonne soirée

______________________________


J'aime la façon de chanter, ou plutôt de dire les paroles: c'est comme une discussion, ce qui rajoute à la simplicité du propos. Plusieurs sentiments sont exprimés dans le texte. Dès le premier couplet, on sent un stress et aucune assurance lorsqu'il parle. Il y a en même temps un laisser aller: comme s'il se disait que peut importe ce qui arrivera, ça sera fait et c'est tout ce qui comptait pour lui; avouer ses sentiments.

J'ai mis en gars les lignes qui m'ont fait sourire, dans lesquelles je me suis reconnu, les lignes qui parlent et qui donnent de belles images simples. L'important du texte se trouve dans ces lignes: Hey! Excuse-moi, je peux te déranger une minute?… C'est une discussion avec quelqu'un qui compte pour lui, sans plus.

La ligne la plus touchante pur moi c'est: Je vais pas te mentir tu pourras forcément trouver mieux. Cette ligne, elle résume toute la simplicité et l'humilité du discours de l'artiste. Ça résume une situation en une seule ligne: un très faible nombre d'entre nous sommes des Roméos et des Juliettes… Nous sommes ce que nous sommes, avec ce que nous avons à offrir…

J'adore cette chanson, elle me parle beaucoup!

dimanche 23 mars 2014

Du chez-soi - Ariane Dénommé (évaluation de critique d'une BD)

«Changer de maison
Posséder enfin un chez-soi qui nous ressemble.
Des mètres carrés de bonheur.
Des fondations solides exemptes de vices cachés.
L'endroit idéal pour élever sa famille en toute sécurité...
À qui la chance?» (quatrième de couverture)

Home Sweet Home, tel est le thème de cette bande dessinée publié aux éditions la mauvaise tête en 2012.  Ce thème est universel, mais si peu abordé à mon goût! C'est quoi, se sentir chez soi? Quels éléments font d'un logement le nôtre? Voilà quelques questions abordés par cette oeuvre.
 
Tout d'abord une réflexion à saveur plus ou moins critique sur le déménagement (qui/qu'est ce qui nous pousse à déménager? pourquoi? etc.), Du chez-soi est une oeuvre paisible, sans éclat et tout à fait dépourvue de rebondissements! Nous vous attendez pas à être surpris, mais plutôt à réfléchir sur votre emplacement, physique et émotif.

Le récit est long et court à la fois. Plusieurs petits événements s'enchaînent assez rapidement, mais la trame narrative s'étend sur toute l'oeuvre. On y retrouve la petite famille, les grands-parents, la vie simple, sans artifices... Parsemé de quelques retours en arrière, marqués par des souvenirs reliés aux anciens logements du père par exemple, le récit est agréable à lire et surtout simple à lire. Les lecteurs de bandes dessinées débutants peuvent y trouver leur compte (ainsi que ceux qui en dévorent!).

L'anecdotique est au centre du récit. Tout comme dans la vie de tous les jours, les personnages ont des hauts et des bas. Des épisodes stressants, mais aussi des périodes d'acalmie. Par cet anecdotique, on peut bien ressentir la psychologie des personnages, les connaître, les apprécier et les voir se développer à travers cette «épreuve».

On montre assez bien le processus de déménagement et ces épisodes, ces classiques. Pour avoir vécu ce processus vers l'âge de 10 ans, je me suis reconnu à travers les enfants de la famille, qui ne comprennent pas tout au processus.

Pour ce qui est du contenant, il est très bien fait. Le dessin est beau. Le trait du crayon est spécial, il a ses particularités. Il est plus gris que noir, ça donne un effet intéressant. On laisse beaucoup de place au blanc dans le dessin, j'aime beaucoup le dessin lorsqu'il est construit de cette manière. Les personnages sont construits de manière étonnante... Les visages sont peu habituels (disons le!), mais il ne son pas laid. Ça donne une couleur au dessin d'Ariane Dénommé! Les personnages prennent beaucoup de place dans chaque case, il est rare de voir le corps de ceux-ci dans son entierté. Ça donne un effet de proximité avec le personnage, son propos et ses émotions.

J'aime les pages n'ayant qu'une case, donnant un effet d'immobilité, présentant la case comme un événement, une émotion à distinguer parmi les autres. La case est en plein milieu, entourée par un énorme vide.

J'aime cet oeuvre en général... C'est un moment seul à seul avec cette histoire personnelle, ce récit d'une famille traversant le déménagement. La réflexion sur les effets émotifs du détachement d'un lieu, des souvenirs s'y ratachant, du bonheur s'y étant créé. Déménager, c'est tout ça, s'installer ailleurs, c'est bien plus encore!







lundi 17 mars 2014

Composite - Monogrenade

Composite est le deuxième album d'un groupe que je viens tout juste de découvrir, Monogrenade. Je dois avouer avoir été surpris que ce n'était pas leur premier, cet album ayant certains traits caractéristiques des «premiers albums».

L'album est très agréable à l'écoute dans sa composition générale. Les chansons se suivent aussi fluidement qu'un cours d'eau, vraiment! On sent réellement un début, un milieu et une fin à l'album au plan musical. La première chanson, Portal, d'une durée de seulement 1:50 n'est qu'une introduction au reste de l'album. Cette introduction est très pertinente, elle nous permet de quitter l'univers du métro, de notre chambre ou de la voiture et d'entrer dans l'univers du groupe.

L'élément le plus important de l'album, c'est l'ambiance crée par les synthétiseurs et autres sonorités, créant une bulle d'où on ne sort pas jusqu'à la toute fin de l'album. En fait, cette ambiance excellente nous fait oublier les mélodies de piano un peu simplistes du groupe et les trop nombreuses répétitions.

Un autre point fort, c'est sans aucun doute la voix. Cette voix, elle nous enveloppe dans sa douceur et nous transporte ailleurs du début à la fin dans son propre univers. J'ai aussi adoré l'équilibre entre chansons douces et chansons rythmées, c'est sur ce point que les albums sont moins forts parfois. Celui-ci est bien sûr un contre-exemple! Le violon est une touche spéciale, une signature sur cet album. Il est toujours très pertinent.

Pour finir, la dernière pièce, Fantôme, est tout simplement parfaite. Ces 7 minutes sont pleines d'équilibre, de recherche, elles sont grandioses. Le piano est extraordinaire, nerveux et calme à la fois, la voix est pertinente, le violon est intense, les percussions momentanées et langoureuses accélèrent le tempo, pour ensuite le déccélérer. Cette pièce est magnifique, complète dans son ensemble. Elle donne l'impression de plonger dans une mer d'émotions nouvelles, notre coeur y battant à toute allure pour ensuite s'arrêter sec.



 

lundi 10 mars 2014

Pinkerton - François Samson-Dunlop et Alexandre Fontaine Rousseau

Si je n'étais pas entré dans le début du récit comme je l'ai mentionné en classe, la suite a été différente...

Je trouvais en effet les 60 premières pages un peu répétitives, mais le récit prend une forme plus intéressante par la suite. Des événements imprévisibles surviennent et l'histoire est meilleure.

Le concept de la bande dessinée, au risque de répéter mon commentaire en classe, est le suivant: c'est l'histoire de deux gars qui se sont fait laisser par leurs blondes respectives. Jusque là, rien de plus banal... C'est la façon dont ils gèrent leur peine qui rend le réct digne d'une bande dessinée: ils choisissent de passer au travers du texte de chacune des chansons d'un album de Weezer ayant marqué leur adolescence, Pinkerton. L'album complet portant sur les déceptions en amour et les relations de couple, chaque morceau leur donnera l'occasion d'exploiter un peu plus leurs sentiments sous un nouvel angle.

Voici le lien pour l'album de Weezer, d'ailleurs:

https://www.youtube.com/watch?v=I__o6BmwtDA

Au niveau du dessin, c'est très simple, épuré, un peu trop à mon goût parfois. Quelques fois, il n'y a même pas de décor. Cette façon de faire peu être un moyen de démontrer le vide qui s'installe chez les deux personnages après leurs ruptures.









 


Ce récit est un savant mélange de drame, de comédie, d'anecdotique!

jeudi 13 février 2014

Les deuxièmes - Zviane

Pourquoi Les deuxièmes? Cette bande dessinée, c'est l'histoire de deux amants en couple ailleurs qu'en Hollande, pays de leur rencontre. Ils se font prêter un chalet dans la forêt par un de leurs amis. Le chalet est énorme, beaucoup trop grand, donnant une impression de vide. Les amants s'aiment. C'est l'histoire d'une journée comme les autres, loin d'être extraordinaire. C'est ce qui est formidable.

Deux thèmes qui seront alliés plus tard dans la BD sont abordés: le sexe et la musique.

Plusieurs scènes érotiques sont illustrés, ajoutant au réalisme, au côté vrai de l'oeuvre. L'homme et la femme profitent l'un de l'autre sans retenue et sans se soucier du lendemain.

La musique est le point commun des personnages: les deux jouent du piano et il y a deux pianos à queue dans la maison (peut être l'élément le moins réaliste du récit...). Ils jouent donc un en face de l'autre.

Cette histoire basée sur la banalité de la vie est pourtant une de mes préférés. Les dessins sont beaux, le scénario est intelligent, on nous offre une vision vraie de la vie, du couple et du sexe. L'atmosphère est apaisante, calme, dépourvue de tout stress de la ville. Leur isolement crée un univers, un cocon dont on ne peut se sortir.

Publié aux éditions Pow-Pow en 2013




Challenge accepted de Rosalie Filion

https://www.facebook.com/alice1059/photos/a.152816448715.114989.71177988715/10151896395858716/?type=1&theater

Cliquez sur le lien et admirez...

Rosalie Filion m'a dit, t'es pas game; j'ai dit oui.

Yves le roi de la cruise - Luc Bossé et Alexandre Simard

Le titre de cet album paru à Pow Pow en 2010 est absolument sarcastique. Yves est loin d'être le roi de la cruise!

 Cette BD traite l'amour sous un angle original, elle parle de la recherche de l'autre. L'histoire met en vedette Yves, l'homme normal par excellence. Il est dans la vingtaine, il est à la recherche d'une fille, le problème, c'est que ça finit toujours par foirer. Il est maladroit, malhabile et c'est ce qui est drôle.

Des filles, il y en a partout, s'agit de choisir la fille qui nous convient vraiment.Le problème, c'Est que celle qui nous plaisent nous fuient et que celles à qui ont plait, elles sont... bon vous comprenez...

Son ami Michel le traîne donc dans tous les clubs et bar du coin et, ensemble, ils vont à la chasse. Michel a un peu plus de succès que lui par contre...

Le personnage est intéressant et sa psychologie est très simple et réaliste. C'est ce genre de personnages qui font les bonnes BD!


jeudi 6 février 2014

Des tondeuses et des hommes - Jean-Paul Eid

Cette bande dessinée n'est pas mauvaise, mais c'est loin d'être ma préférée... Par contre, il y a de bons éléments.

L'histoire se déroule à Bungalowpolis où un anti-héros, M. Bigras, vit. Ce dernier est bedonnant, ordinaire, peu intéressant et vit seul avec sa tondeuse de compagnie. Dans cet univers de vie rangée en stainless steel et en mélamine, notre banlieuzard vit sa vie ordinaire. Voici la base du récit... Intéressant, non?

Ce qui en fait un récit intéressant, c'est que l'auteur sépare son oeuvre en une multitude d'histoires courtes où notre personnage est mis dans des situations qui sortent de l'ordinaire et qui sont bien souvent improbables. C'est ainsi qu'il devient superhéros, pirate, personnage en trois dimension, voyageur traversant le monde, etc. La BD est structurée comme un film mettant en vedette Jérôme Bigras (notre banlieuzard). C'est tout de même imaginatif, et c'est absolument imbécile!

Par contre, je vois une critique intelligente dans cette BD: Eid montre du doigt la vie rangée, la société de consommation se perdant dans les futilités. Une critique de la banlieue et de ses atouts généraux (BBQ, piscine hors terre, tondeuse, bungalow, etc.) qui est monotone et individualiste.

Blizzard (Version Longue) - Fauve

http://www.youtube.com/watch?v=HMpmedi_pH4

Allez voir cette version longue de Blizzard, suggérée par Pitère... C'est vraiment bon, plus complet, plus explicit dans son contenu. Intéressant.

Seul petit problème: ce n'est pas ce que j'avais imaginé, ça a changé ma perception de la chanson!

mercredi 5 février 2014

Le potager de VIC + FLO - Jimmy Beaulieu

Le potager de VIC + FLO est une bande dessinée publiée à La mauvaise tête au printemps 2013. Elle est inspirée de l'univers de VIC + FLO ont vu un ours de Denis Côté (que je n'ai d'ailleurs pas vu ni jamais entendu parler). Je ne crois pas qu'il faut voir le film pour apprécier la BD!

C'est l'histoire de deux femmes en réinsertion sociale qui se sont installées dans l'ancienne cabane à sucre de l'oncle de la plus vieille des deux. Un homme est mandaté de les surveiller et il n'est pas le bienvenue... «il ne fait que son travail» comme il le dit lui-même, mais les deux femmes sont réticentes à l'idée de se faire surveiller à toute heure du jour. Ce récit court est parsemé (ou même arrosé, sans vouloir faire de jeux de mots pourris...) de retours en arrière, d'événements de la jeunesse de la plus vieille dame.

Cet univers est tout simplement beau, apaisant, rempli de calme et de quiétude. Ils sont là pour rebâtir le potager et leur vie du même coup...

dimanche 26 janvier 2014

Les Beaux Malaises

Ehhh oui! Une émission de TVA a attiré mon attention et je ne parle pas de La Voix avec Louis-Jean Cormier (qui a l'air si heureux d'être là en passant...). Les Beaux Malaises est une idée de Martin Matte, écrite et joué par ce même humoriste. On relate la vie de couple avec ses enfants, celle de monsieur et madame tout le monde, un peu à la façon de Les Parent. Je souhaite tout de même rectifier le tir sur une chose, Les Beaux Malaises n'est pas une émission pour toute la famille: je pense que le public cible commence un peu plus tard que Les Parent.

Pour ce qui est de l'émission en tant que telle, c'est bien écrit, c'est drôle et la portion «malaises» de l'émission est totalement comblée! L'émission est bien pour une chose: comme Martin Matte l'a lui-même expliqué, chaque émission a un thème, évitant peut-être le piège de la répétition des blagues de Les Parent. Ça reste à voir, je n'ai vu qu'un seul épisode!

Si vous avez le temps, c'est le mercredi de 21h à 21h30. Jettez-y donc un coup d'oeil!

La guerre des rues et des maisons - Sophie Yanow

Cette bande dessinnée publiée aux éditions La mauvaise tête en 2013 (elle est encore chaude!) et elle est traduite de l'anglais War of Streets and Houses. Cette bande dessinée ne m'a pas plu: voici pourquoi.

Malgré des critiques fulgurantes et sa nomination pour BD du mois sur le blogue de la librairie Monet (que je consulte régulièrement d'ailleurs!), cette BD était, à mon avis, tout simplement mal organisée et peu plaisante à lire.

Si je n'avais qu'un mot pour décrire celle-ci, ça serait: flou. C'est peut être simplement parce que je n'ai pas saisi le sens des dessins, mais plusieurs planches restent des mystères pour moi! C'est dur à suivre et le fil conducteur est noué dans tous les sens.

Le sujet par contre est intéressant: on parle du printemps érable et le thème de l'urbanisme des grandes villes et de leur conception plane tout au long du texte. La manière de l'aborder par exemple, c'est une toute autre histoire! On saute du coq à l'âne en permanence et on alterne les deux thèmes principaux sans se soucier de la compréhension du lecteur, si vous voulez mon avis!

Pour ce qui est des dessins, ils sont déconstruits. Cette manière de faire n'est pas inintéressante en soi, mais ne servait pas au propos, selon-moi. Si par exemple, un personnage se rappelle un souvenir lointain, il est intéressant de mettre en valeur le fait que le souvenir est flou en déconstruisant les images, mais dans ce cas-ci, j'ai l'impression que c'est un enfant de 10 ans qui a dessiné...

Peut-être est-ce le fait que le texte soi traduit qui affecte la compréhension à ce point? Je ne le saurai jamais!

Bref, ce n'est pas un achat qui mérite d'être fait. Le moment légèrement pénible n'aura duré que 64 pages, au moins...
 

vendredi 24 janvier 2014

DANGER PUBLIC - Leif Tande et Phlppgrrd

Danger public et une Bande Dessinée publiée aux éditions La Pastèque en 2007. C'est une histoire un peu spéciale du point de vue par lequel elle est amenée. En fait, il ne se passe rien. Le personnage ne fait que narrer tout le long des scénarios possibles pour le futur. Il veut tuer quelqu'un qui est dans le commerce en face du sien et imagine la façon dont il peut s'y prendre pour l'éliminer et éliminer les preuve de son meurtre. C'est un vrai casse-tête qui s'offre à lui et il est très difficile à résoudre. Il se rend vite compte qu'il devrait tuer plus qu'une personne pour arriver à ses fins. Cette histoire est amusante et drôle puisqu'elle est complètement ridicule, on voit bien que le personnage n'est pas un tueur professionnel et qu'il n'a en fait aucun vrai plan à sa disposition. Certains moments sont très drôle et quelques détails des dessins où de l'histoire font sourire.

C'est vraiment bon, tu devrais te l'acheter ;)
 

Mon petit nombril - Pascal Colpron

Pascal Colpron c'est donné un défi: de tenir un blogue en bande dessinées où il raconterais ça vie quotidienne. C'est ce travail qui est rapporté sur papier dans Mon petit nombril. C'est donc avec une histoire pour une planche (page de bandes dessinées) que le bédéiste raconte son quotidien d'homme en couple avec une femme et jeune père d'une petite fille. Ce récit autobiographique rit des choses du quotidien, des bizarres si banales qu'on fait sans se poser de questions, des choses banales qui paraissent des montagnes. Parsemé d'histoires d'enfance, le personnage raconte sa vit au travail (il est bien sur bédéiste...) et à la maison avec sa femme, sa fille et son chat.

J'ai beaucoup aimé cette bande dessinée pour plusieurs raisons. La vie de Pascal Colpron est simple et touchante dans sa banalité, un peu comme Paul de Michel Rabagliati. J'ai aimé sa façon de raconter les histoires: en une seule planche, il nous illustre un moment ou une émotion. C'est bien fait et c'est efficace. Les dessins sont beaux et clairs, faits d'un trait fin laissant beaucoup de blanc. La mise en page est belle également: la planche est centrée, mais elle ne prend pas toute la place dans la page comme on peut le voir sur cette image:






Bref, c'est une des meilleures que j'ai lu jusqu'ici. C'est parfois drôle, parfois moins; comme la vie! L'auteur rapporte bien les faits et les personnages sont attachants.

Cette bande dessinée a été publiée aux éditions La Pastèque en 2009.

jeudi 16 janvier 2014

MORLAC- Leif Tande

Cette BD très ingénieuse est, comme la Fugue, une BD sans texte.  Elle a été publiée aux éditions La Pastèque en 2005.

L'histoire est très simple: un homme qui doit choisir entre deux portes, la droite ou la gauche. Son but, parvenir à la fin de l'histoire sans se tuer. C'est au lecteur de faire les choix. Selon le choix pris, il y aura un autre choix à faire, et un autre. Seuls deux ou trois avenues parviennent à la fin, les autres s'arrêtent. Si on est chanceux, on peut parvenir à la fin du premier coup. Si on l'est moins comme moi, cela peut nous prendre une bonne heure! On est dans un bâtiment quelconque, mais on passe par la forêt tropicale, des gouffres, un aquarium, des ninjas, des clones de nous-mêmes et autres fantaisies n'ayant qu'un seul but: nous empêcher de terminer l'histoire. Même si ça m'as pris longtemps avant de comprendre comment lire l'histoire (l'organisation des cases est dur à comprendre au début), j'ai bien aimé lire ce roman graphique. La fin est amusante... si on s'y rend!

Pour ce qui est des dessins, ils sont beaux et spécifiques à l'auteur, ce qui me plait beaucoup (j'aime reconnaitre un bédéiste seulement par ses dessins). Contrairement à d'autres, le trait de crayon est très épais et noir foncé. Exemple:


Très plaisant à lire, je vous le conseille!

 

mardi 14 janvier 2014

Conte de Noël

Ma mère a acheté un conte de Noël, Le Noël de Marguerite, écrit par India Desjardins et illustré par Pascal Blanchet (l'auteur de La Fugue que j'ai critiqué plus tôt dans mon blogue). Ce conte est publié aux éditions La Pastèque cette année, mais il n'est pas sous forme de Bandes Dessinées, mais sous forme de conte pour enfants.


J'ai voulu partager ce livre puisqu'il m'a fait penser à la tâche d'écriture d'avant Noël, celle de l'écriture du conte rappelant que Noël n'est pas beau pour tous. Cette histoire porte sur le Noël d'une vieille femme qui vit seule, son mari étant mort quelques années auparavant. Elle vivait tout ses Noël avec sa famille jusqu'à ce qu'elle perde de la mobilité et qu'elle décide d'arrêter de sortir de chez elle. Ce Noël, Marguerite est seule, mais un évènement pourtant si banal fera basculer sa façon de voir les choses.


Belle histoire, simple, touchant, efficace.


mercredi 8 janvier 2014

Top de mes films de Noël

Après ce temps des fêtes ma foi très mérité, je vous ai concocté le top 5 de mes films de Noël préférés.

5. Boréal-Express (The Polar Express), Robert Zemeckis, 2004, 90 minutes.

Ce film d'animation figure dans mon top 5 ne serait-ce que pour les dessins d'animation qui sont parmi les meilleurs que j'ai vus dans ma petite vie (avec L'Ère de glace). Toutes les images sont superbes, le détail de chacun des personnages est fantastique et les paysages sont fabuleux. J'aime bien tous les moments dans l'histoire où le temps il n'y a aucune parole et qu'on voit simplement l'animation défiler sous nos yeux sur un fond de musique. Parlons-en justement de cette histoire! Ce récit met en vedette un jeune homme qui n'est plus certain de l'existence du Père Noël. En cette veille de Noël, il recevra la visite d'un train, le Boréal Express, qui l'amène au Pôle Nord. Accompagné de trois autres enfants de son âge, il découvrira là toutes sortes de choses sur l'esprit de Noël et fera des rencontres qui changeront sa façon de penser... et la nôtre aussi. La trame sonore est aussi excellente que le reste du film. Le seul point faible de celui-ci, c'est qu'il est trop long pour rien, on pourrait raconter la même histoire et ce aussi bien en 15 minutes de moins.



4. Miracle sur la 34e rue (Miracle on 34th Street), Les Mayfield, 1994, 114 minutes.

Si vous n'avez pas vu ce film, il est peut être le temps de le voir... C'est un classique de Noël. Il s'agit d'un récit qui raconte l'histoire de Susan Walker (Mara Wilson), une petite fille qui connait la vérité: le Père Noël n'est qu'une histoire racontée aux jeunes enfants, c'est sa mère (Elizabeth Perkins) qui lui a dit! Par contre, le voisin, Bryan Bedford (Bryan McDermott), lui affirme qu'il existe vraiment. Sa mère est directrice du défilé du Père Noël du réputé magasin Cole et elle vient tout juste d'embaucher un Père Noël qui semble plutôt convaincant. Cet homme changera à tout jamais la perception qu'à Susan de Noël. Elle voudra des preuves qu'il est le vrai Père Noël et lui demandera un cadeau presque impossible à fabriquer d'ici Noël: elle veut un père et un petit frère. Ce film est plutôt bon, probablement un des meilleurs films de Noël réalisés. Pour ma part, il figure au 4e rang de mon top 5.




3. An American Christmas Carol, Eric Till, 1979, 98 minutes.

Ce film non traduit en français (enfin, pas à ce que je sache...) est basé sur la nouvelle de Charles Dickens, A Christmas Carol, publiée en 1843. Pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire, ce qui me surprendrait beaucoup, c'est l'histoire d'un homme d'affaire prospère qui vit seul, n'ayant que son entreprise. Il vit seul par choix: il n'aime pas beaucoup les relations humaines et ne partage jamais son argent. Il est sans-cœur et ne fait que récolter les dettes dues, même la veille de Noël... Le soir du 24 décembre, il recevra la visite de trois fantômes: le fantôme du Noël passé, le fantôme du Noël présent et le fantôme du Noël futur. Ces trois fantômes tenteront de l'avertir du sort qui l'attend s'il continue à se conduire ainsi. Cet homme d'affaire revivra des évènements de jeunesse avec le premier fantôme: son enfance à l'orphelinat, ses premiers amours, ses premières peines, etc. Il observera la misère qu'il crée chaque jour avec le deuxième fantôme et verra les conséquences de ses actes dans le futur s’il ne change pas. Ce magnifique conte est rendu avec justesse à l'écran dans ce film, bien joué et bien réalisé (pour 1979 bien sûr...). J'adore ce film!



2. Sur les traces du Père Noël (The Santa Clause), John Pasquin, 1994, 97 minutes.

Ce film est une comédie, contrairement aux autres films de mon top. Il figure dans mon top 5 puisqu'il est une tradition Père-Fils chez nous. Aussi loin que je puisse me rappeler, jamais je n'ai passé un Noël sans écouter ce film. Il est question dans ce film de Scott Calvin (Tim Allen), homme d'affaires divorcé ayant un fils, Charlie (Eric Lloyd). Celui-ci vivra un Noël bien étrange alors que son fils vient dormir chez lui. Alors que le Père Noël vient porter les cadeaux, il tombe du toit et se tue sous les yeux ébahis de Scott. Comme la clause du contrat du Père Noël le stipule, Scott se devra d'enfiler le costume et de terminer la ronde du Père Noël, puis de devenir le Père Noël! Cette histoire rocambolesque arrosé, mais aussi saupoudré de drame (le cuisinier en moi s'amuse) me plait chaque fois.


1. Le Noël de Mickey (Mickey's Christmas Carol), Studios Disney, 1983, 26 minutes.

Ce film, malgré qu'il n'en soit un de 26 petites minutes, est pour moi le meilleur film du temps des fêtes. Le personnage fétiche de notre Nazi préféré (Walt Disney) réapparait en 1983, après 30 ans d'absence pour vivre le récit de Charles Dickens, A Christmas Carol, qu'il vivra dans la peau de l'employé de Scrooge. C'est Donald le canard qui interprètera Scrooge. J'ai déjà résumé l'histoire plus haut dans mon top et comme c'est sensiblement la même histoire qui est racontée ici, je vous épargnerai le radotage. Ce film est mon préférée puisqu'il est aussi une tradition de Noël chez les Lévesque et que c'est le seul film qui me fasse pleurer et ce depuis que je suis tout petit. C'est un chef-d’œuvre et tout le monde doit prendre 26 minutes de sa vie pour l'écouter.


Voici le lien pour écouter le film en français:
PARTIE 1:  http://www.youtube.com/watch?v=2R8EMKOv3BQ
PARTIE 2: http://www.youtube.com/watch?v=ZINqoycpiJE

Malheureusement, il n'est pas disponible en anglais.